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LE CANCER : chaque jour, la recherche enregistre des progrets étonnants.
Jamais assez vite, bien sûr.
Mais fatidique dans les siècles passés, il était guéri à 50% dans les années 1990. Désormais 2 patients sur trois en réchappent.
Certains spécialistes évoquent 80% de guérisons à l'horizon 2040.
Pour autant, le combat n'est pas facile.
Gérard Coma, participant régulier à PinsPon, a voulu évoquer un cas en particulier, celui d'un malade de la Haute-Lande, Sébastien Duprat, qui a raconté son combat au travers d'un livre. |
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Lettre à Sébastien.
- Gérard Coma -
"En novembre 2023, les éditions Claire Lorrain publiaient le bouquin témoignage de Sébastien Duprat, natif de la Haute-Lande. Il évoque son combat contre la maladie. Une bagarre commencée en 2016 et qui continue encore aujourd’hui. Sa lutte a réveillé en moi le souvenir d’un match de football fort d’enseignement.
Voilà pourquoi j’adresse cette missive au Sébastien d’aujourd’hui et à celui de l’époque qui à seize ans trimballait déjà un caractère hors du commun. |
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• Cher Sébastien.
Je ne sais quel sentiment est le plus fort au sortir de la lecture de ton livre témoignage, "Je resterai avec vous" : l’émotion qui transpire de tes mots ou bien la peur d’avoir à subir soi-même une de ces maladies impitoyables.
Ton récit est terriblement glaçant. J’ai dû interrompre ma lecture à plusieurs reprises pour venir à bout de ce petit bouquin au format "témoignage".
Les mots transpirent ta force et ta détermination face à la terreur d’une torture tellement cruelle.
Tout au long de ton récit, je n’ai cessé de penser à ce dernier match que les cadets paroupians ont joué au Nizan pour le titre de champions du District Sauternais-Graves et dont l’issue est restée à jamais gravée dans tous nos esprits.
C’était à la fin des années 80… Il y aura bientôt quarante ans.
Avec Jean-Luc, nous avions décidé dans un premier temps de te mettre sur le banc au coup d’envoi. Tu étais furieux de cette décision et tu me l’as bien fait savoir. Quand tu es "monté sur la piste" pour finir la partie, j’ai bien compris pourquoi Jean-Luc l’avait voulu. Pour ta hargne et ta détermination, justement placées au service de notre jeu. Tu avais à prouver que tu avais ta place dans le onze de départ.
...et c'est sans doute grâce à ton apport que nous avons gagné le match et rendu fous les Nizanais.
Je suis intimement persuadé que c’est cette même détermination, renforcée d’une forte colère et de ce sentiment d’injustice inévitable en pareille circonstance, qui t’ont jeté dans ce combat pour ta survie.
Comme sur le terrain de foot du Nizan, tu gagnes le match chaque jour, un peu plus. Ton combat continue.
Tu es entouré, encouragé et nous savons tous que tu resteras avec nous...
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• Un hôpital public de qualité.
Notre société doit être capable de maintenir un hôpital public de qualité.
Dans son bouquin, Sébastien parle avec enthousiasme du personnel soignant dont le professionnalisme et l’abnégation est bien à la hauteur de la réputation des services de soin de notre pays.
Il faut sans doute remettre les choses à leur vraie place dans notre monde.
Le financement de l’Hôpital public est plus important que tout.
Plus, surtout, que le réarmement !
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- Cliquez sur le livre pour savoir où le trouver - |
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"Le FINANCEMENT de
l'hôpital public est plus
important que tout". |
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• Les chercheurs continuent de chercher.
Tout le monde peut citer au moins un exemple d’une personne touchée par le cancer. Dans sa famille, parmi ses amis. Beaucoup sont déterminés : "je vais me battre." Cette phrase nous l’avons tous entendu comme un défi lancé à l’inévitable.
Sébastien a triomphé du mal.
La tumeur se glisse, au plus profond des chairs et y prospère, pour au final finir par tuer.
Dans tous les laboratoires du monde, les scientifiques travaillent pour mettre au point ce fameux traitement qui viendra à bout, une fois pour toutes, de tous les cancers.
La lutte contre le cancer est bien cette quête du Graal de nos sociétés modernes. Ce travail est long et coûteux. Une fois de plus, les états se désengagent de son financement, jugé, en haut lieux, comme un puits sans fond.
Le Président des États-Unis sabre dans les financements publics de la recherche avec forts renforts de médias condescendants.
A la grande indignation du Monde face à cette mesure imbécile, il faut voir cela comme un retour de la civilisation vers l’obscurantisme.
Une faute majeure, commise par un dirigeant instable que l’Humanité va payer très cher.
En France, la recherche résiste grâce à la passion des scientifiques. Sans moyens, ils se débrouillent comme ils peuvent. Leurs progrès sont autant de pierres précieuses posées sur le fragile édifice de la lutte contre la maladie. |
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C’est honteux de penser qu’il vaut mieux pousser ses enfants vers des carrières sportives que scientifiques...
Avec un maillot de foot sur le dos, ils gagneront plus d’or et de reconnaissance qu’avec une blouse blanche.
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