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Les recycleries, comme à Belin-Béliet ou Bazas en Gironde ou Mézos, dans les Landes, ça sert essentiellement à ce que les gens puissent utiliser des objets en seconde vie.
Les déchèteries, ça sert à jeter.

Non, pas si simple.

Ce sont deux concepts différents qui devraient avoir (et ont peut-être) la même finalité, au fond, mais voilà...
Etudions ensemble tout ça.

Comment ? Non, non, on vous voit venir, il est hors de question de créer des recycleries pour certains hommes politiques qui ont abimé la République tout au long de leur carrière. De toute façon, ça resterait dangereux, car même quand ils se recyclent, ils risquent toujours d'en revenir à leurs premiers amours, à savoir le méfait systématique.

...Et puisqu'on en est à sourire, vous trouverez à la fin de notre article quelques infos et anecdotes parfois savoureuses concernant les déchèteries et les recycleries.
Bonne lecture.

 
 

Ben ? Pourquoi, vouloir comparer ces deux structures ? On y vient, on y vient...

• C'est quoi une Déchèterie (ou une déchetterie, au choix) ?
Internet vous dira que c'est un endroit désormais fermé dans lequel on vient déposer gratuitement tous les déchets qui ne sont pas collectés de façon classique : déchets encombrants genre l'électroménager, les machins informatiques, les meubles, les produits toxiques, etc.

Très bien.

• C'est quoi une Recyclerie (ou une ressourcerie, au choix) ?

Les recycleries collectent des biens ou équipements qui fonctionnent encore, les trucs dont les gens souhaitent se débarrasser pour en faire profiter les autres sans demander de paiement en échange. Ils seront vendus tels quels ou remis en état, ça dépend. La recyclerie peut même récupérer des éléments d'un objet pour leur donner une toute autre utilité (métaux, etc.).
Ces structures font aussi très souvent de la sensibilisation et de l'information sur la réduction et la gestion des déchets. Enfin, et c'est important, elles réinsèrent souvent des personnes en difficulté sociale.

Il y en a de toutes sortes et Emmaüs fut la plus célèbre à une certaine époque.

 
 


  On termine cet encart ? Il existait 16500 déchèteries en France en 2021 et environ 250 recycleries en 2024. Peut-être. Ce sont les seuls renseignements à peu près crédibles que nous avons pu dénicher sur le sujet.
Ce chiffre sera intéressant à analyser un peu plus bas.
 
 

L'utilité d'un tel article ne vous saute toujours pas aux yeux, que vous avez très beaux ? Pas de problème.
Continuez à lire plus bas, ça stimulera de toute façon vos neurones atrophiés par la vision et l'écoute trop intense des journalistes des chaînes de télévision dont on se demande s'ils n'abusent pas du Pastis en injection directe par voie veineuse.

Faisons maintenant un peu plus dans le détail.

 
 

 

• Commençons d'abord par les recycleries.

Y'a des trucs à dire.
Sortes de vide-greniers améliorés, ces structures sont très importantes. Elles reçoivent, recyclent, réinsèrent. C'est beaucoup mieux que des vide-greniers, puisque les objets mis à la vente sont contrôlés et filtrés. A priori, pas trop de pouilleries dans les rayons, donc.

Tout le monde peut se rendre dans ces endroits, soit pour acheter, soit pour donner. On y pratique le solidaire, et le concept même est excellent.

Bien sûr, tout n'est pas parfait.
Il est par exemple dommage que les recycleries, prétextant bien souvent une adhésion à une association, fassent payer ceux qui donnent. C'est un peu le monde à l'envers : "Donne et paye".
Des quidams font l'effort d'apporter des objets dans ces endroits au lieu de les balancer en vrac dans les bennes de la Déchetterie, et cet effort devrait être symboliquement reconnu.

A l'inverse, certains particuliers ont tendance à amener tout et n'importe quoi dans les recycleries et ça peut franchement lasser les employés ou bénévoles de ces lieux. Une Recyclerie n'est pas une décharge.
Un gars d'Emmaüs, du côté de Bordeaux, qui avait de l'expérience et des années de boulot au compteur, avait raconté à l'un de nos lecteurs que parfois, c'était du grand n'importe quoi. Apports sales, déglingués, à se demander si ce n'était pas plus simple pour certains indélicats d'éjecter des objets chez Emmaüs, plutôt que de les amener à la déchèterie municipale, les heures d'ouverture étant sans doute plus intéressantes !

Ça, par exemple, les recycleries n'en voudront
sans doute pas, et même, elles vous jetteront
des cailloux, si vous insistez.

 

 

De même, si le personnel d'une recyclerie se déplace chez vous gratuitement, ce n'est pas parce que ça vous permet de vider une maison, sans frais, lors d'un héritage, par exemple. Il faut que ce déplacement soit efficace, donc d'un rapport intéressant pour la structure, sinon, il n'est pas anormal qu'ils refusent ou qu'ils demandent une participation aux frais.

La fin des recycleries ?

Le souci des recycleries, c'est qu'elles sont constamment menacées, et pour certaines en danger de disparition. Pourquoi ? Parce que Vinted, parce que Le Bon Coin, par exemple. L'Etat aide, mais très peu, au bout du compte, uniquement sur certaines filières : électro-ménager, électronique, etc.

 

Alors ? Alors, ça tourne à la grosse catastrophe pour certaines d'entre elles. L'exemple de la recyclerie La Tresse, à Mussidan, en Dordogne, en est un triste exemple. Le titre de l'article de Franceinfo / FR3 dit tout :

"Un désastre social et environnemental : une association de recyclage en liquidation judiciaire, des milliers de tonnes de vêtements pourraient finir à la poubelle".

Lire l'article
   
 

 

 

 

• Les Déchèteries, maintenant.

Bon, tout le monde connaît, n'est-ce pas, puisque toutes les communes, ou presque, ont accès légalement à une déchèterie, d'une façon ou d'une autre. De plus, si nous avons bien compris, "En application de l’article L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales (CGCT), les communes et leurs groupements ont la responsabilité d'assurer la gestion des déchets ménagers et assimilés".

Et c'est là que nous en venons à ce qui nous intéresse : il s'y jette vraiment trop de choses intéressantes qui auraient pu servir en l'état. Vélos, métaux, fenêtres, meubles, etc. Parfois, c'est du grand n'importe quoi et on se demande pourquoi telle ou telle chose a terminé sa vie dans une benne.

Et comme il est interdit de descendre récupérer quoi que ce soit dans ces bennes...

Certaines communes intelligentes du coin ont mis en place des zones de dons. On y trouve certes quelques éléments intéressants de temps en temps, mais bon, on voit passer beaucoup plus de richesses dans les bennes, au bout du compte.

Il existe tout de même un problème inattendu avec ces zones de don, elles concurrencent les assos caritatives (Secours Pop', etc.) qui auraient bien besoin de cette manne, fut-elle modeste, en vendant des objets offerts par des particuliers.

Alors, tout ça pour dire quoi ?
C'est à lire en dessous et ce sont des propositions aux municipalités.

"Déchèteries : il s'y jette vraiment trop de choses qui auraient pu servir en l'état".
 

Fut un temps où l'on jetait vraiment n'importe quoi
dans les déchèteries ! Tsss. Les gens exagèrent.

 

 

• Dans tes rêves...

Que devraient faire les Municipalités, les Communautés des Communes, et plus largement l'Etat ? On fait une proposition et ça devrait intéresser plein de gens.


La récup idéale dans les déchèteries.

Souvent, c'est absurde de voir dans les bennes des objets (meubles, vélos, planches, etc.) qui pourraient être redistribués. Même si des progrès considérables ont été faits (zones de réemploi), parfois, il y a un peu de gâchis et donc, il faudrait systématiser le principe. Comment faire ?
A qui donner ?

 
    • En priorité aux assos caritatives.
Elles seraient les premières à être averties chaque semaine, par exemple. Elles prendraient gratuitement ce que bon leur semble pour en tirer profit et aider les plus démunis.
 
    • Aux recycleries, dans la limite de leurs capacités de stockage, de traitement et de ventes, sachant qu'elles ont de plus en plus de mal à écouler leurs stocks.  
    • Aux habitants des communes eux-mêmes, une fois par semaine ou par mois. Ça pourrait être gratuit et il pourrait être créées des JOURNÉES PORTES OUVERTES (infos sur les sites Web des communes), une fois par mois.  
 

On vous voit venir.
Qui va décider ce qui doit être mis de côté dans un premier temps ? Evidemment, les employés présents dans ces déchèteries.
Comment ? Et si certains ne sont pas honnêtes et se gardent en priorité des trucs pour eux ? Eh bien, figurez-vous que nous avons eu l'occasion de constater avec plaisir que justement les choses ont vraiment changé et que s'il y a eu des égarements dans les décennies passées, actuellement, de très GROS PROGRÈS ont été réalisés dans ce domaine (voir anecdotes ci-dessous).

 
 

 
   
     
 

 

Que du VRAC :
infos et anecdotes pour la route.

 

 

Avant ? Dans les années 60 à 90 ? C'était comment les déchèteries du coin ?
Simple : dans de nombreux villages du coin, on arrivait, on vidait la remorque là où on trouvait de l'espace de libre et voilà. Un bull passait de temps en temps pour tout repousser et entasser le tout. Roulez, circulez, il n'y a rien à voir !
Par contre, il y avait à sentir. D'ailleurs, on appelait ça le "bourrier" ou la décharge, point-barre. Plusieurs anciens ou moins anciens savent d'ailleurs où se situent ces anciennes décharges.

• A lire : dans un article de SudOuest, la recyclerie Repeyre dénonce les nombreux dangers menaçant toutes les structures de ce type. Intéressant.

Lire
l'article

On entend souvent dire que les employés se servent très largement dans les zones de dons ou zones de réemploi des déchèteries, ou encore directement dans les bennes et au cul des voitures. Mouais...
Si quelques scandales ont pu voir le jour dans le passé, nous avons pu constater que les choses ont bien changé.
Un exemple : un utilisateur d'une déchèterie d'un village de la Haute-Lande aperçoit l'un des employés en train d'admirer de splendides fenêtres style Art-Déco déposées là par un quidam. L'utilisateur, très intéressé par ces fenêtres s'approche, et demande à l'employé s'il pourrait éventuellement les emporter. Celui-ci lui répond : "Allez-y, elles sont là pour ça, elles sont très belles. Je les aurais bien prises pour moi, mais on n'a pas le droit. Ça fait plaisir de toute façon de voir qu'elles vont resservir."
Respect et sans commentaires.

On reparle des recycleries ? Eh bien, figurez-vous que gérer une recyclerie, ce n'est pas simple. Entre certaines qui sont noyées sous les dons et d'autres pas du tout, il faut vraiment être organisé, le bénévolat suppléant parfois largement au manque de personnel.

• Parfois, les mairies manquent carrément de tact. Même si ça se passe très loin de chez nous, à Lyon, nous n'avons pas pu résister à l'envie de vous présenter ce panneau lumineux de la ville concernant les ramassages d'encombrants...

• Madame et monsieur sont en train de vider leur remorque dans une déchèterie de l'un des villages du coin. Mais Monsieur, emporté par son élan, balance aussi le balai qui devait servir à nettoyer le plancher de ladite remorque. Apparemment, le couple est en grande forme, puisque Madame, un tantinet colère, enjambe le parapet et saute dans la benne pour récupérer son balai. Oui, mais ensuite, elle n'arrive plus à remonter, les flancs de la benne étant trop haut. Tant qu'à faire, elle déchire sa jupe sur une grille en plastique posée au fond et il faudra l'aide d'un employé et de trois habitants pour la sortir de là.
Comment ? Oui, du coup, elle a oublié le balai au fond de la benne.
Un bien beau numéro, respect.

• Ça se passe dans une ancienne recyclerie Emmaüs de Bazas, aujourd'hui disparue. Une dame y est venue donner des objets, notamment de la vaisselle. Une fois ça fait, elle se promène dans les rayons, choisit quelques livres et se dirige tranquillement vers la sortie. L'une des bénévoles présentes lui demande alors de bien vouloir payer ses livres. Incompréhension de la dame qui déclare que "comme elle a fait des dons d'objets, elle pensait qu'elle pouvait emporter gratuitement des livres en échange".
Du troc très, très libre, quoi. Un nouveau concept.

• Enfin, toujours dans le coin, plutôt dans le nord du Sud-Gironde, un ancien jette vigoureusement toutes ses vieilles planches, beaucoup de vieilles planches par-dessus le parapet, dans une benne posée plus bas.
Un employé s'approche, abasourdi, et lui demande d'arrêter en lui demandant s'il n'a pas constaté quelque chose d'anormal. Le forcené "jeteur de planches" ne voit pas où est le problème. L'employé lui demande alors se pencher juste un poil et de regarder en-dessous : ah ben oui, il n'y a pas de benne...

  Allez, pour finir, cette excellente vidéo très amusante qui vous évoquera sûrement des moments vécus.  
 
   
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